Ah bah alors c'était hyper bien :
- 9 h 58 : Phil refuse de sortir, m'a obligée à me laver, aucune de mes cops ne m'a appelée depuis 15 jours, le chat est trop sage, tout est BIZARRE
- 10 h 02 : départ de la maison surprise avec Gaby, Julia, Emma, Yaël et Milka… hiiiiiiiiiiiiiiiii
- 10 h 04 : on monte dans la voiture pour destination super surprise qui ne me sera révélée qu'à l'arrivée…
- 10 h 04 et 02 secondes : Gab sort toute contente un plan en claironnant "ouais, le pan Paris-Deauville".C'est chouette, remarque, j'adore Deauville.
- 10 h 22 : un camion de la Poste lancé à pleine vitesse glisse sur le pavé mouillé nous emboutit Place des Ternes et nous pète le pare brise arrière
- 10 h 23 à 11 h 15 : on fait le constat sous la pluie, on a pas de traducteur tamoul, ca aide pas avec le chauffeur du camion...
- NB : 10 h 24 : Thibaut, le mari de Gab, a l'air épatamment calme à l'énoncé de la catastrophe...
- 11 h 16 : Aurianne et Claire ont fait demi-tour sur l'autoroute et viennent me chercher. Gab et Julia, héroïques, vont prendre le train.
- 12 h : on mange des madeleines en écoutant RFM. Claire est concentrée, je dirai... elle conduit !!
14 h : arrivée à Deauville, rdv avec TOUS les autres qui m'attendent au resto du Casino... dans lequel mes baskets et mon sac de rando font leur petit effet. Je négocie, on m'ouvre.
14 h 02 : j’embrasse tout le monde : 12 filles et le Guillaume, je me dirige vers un club sandwich…
- 14 h 03 : sauf que Maud me brandit une part de quiche tiède en me disant : t'as pas le temps, t'as un programme...
- 14 h 15 : une dame me masse au Spa de Deauville, je bave, je dors... merci les fiiiiiiilles (et Phil : dans mon sac, y'avait un maillot, une culotte, du gel douche, des chaussettes, des perruques, des masques... hein quoi ? pourquoi ? ...)
- 15 h : une dame autoritaire me demande de me mettre toute nue, devant une glace sous des néons blafards (je perds encore un peu de self estime), m'enduit le corps de boue d’algues de Bretagne ( ?), m’enveloppe comme un rouleau de printemps dans du film plastique (la boue s'étales sur mes cuisses dodues et palottes), puis dans un sac de couchage chauffant, me montre le bouton d’appel et part en éteignant la lumière…
- 15 h 15 : j’hésite à paniquer. La dame est partie
depuis longtemps. J’ai chaud, ca gratte, je sue, j’ai peur. Et si mon corps
était en train de fondre ? Et si la boue était radioactive ? Et si elle revenait plus parce qu'on dirait qu'on serait dans une faille de l'espace temps ? Hein ?
- 15 h 16 : Allons, allons, on écoute pas sa névrose… c’est un moment de DETENTE…ok ? Plein de gens vont au spa de Deauville sans paniquer. Bon.
- 15 h 30 : la dame est revenue ! la dame est revenue ! elle m’a déroulée comme un maki puant !! je me douche !! je revis ! ma peau n’es pas verte ni fondue !!
- 16 h : je flotte dans une baignoire avec des huiles essentielles de thym… mon corps fait chouip, pof, bleubleubleu, mais c’est délicieux.
- 16 h 08 : ah ! faut mettre les pieds SOUS la barre ! ah oui ! voilà !! là, ça masse les pieds (je me disais aussi : c’est très con ces jets qui servent à rien, hin hin)…
- 16 h 45 : je ressors, radieuse… tout le monde m’attend. Sophie et Milka doivent repartir… elles ont fait l’aller-retour pour me voir 3 minutes. Les louloutes !!
- 17 h : on débarque dans une super super maison à
Honfleur louée pour l’occasion… c’est grand ! c’est beau !! On dirait un décor de Chabrol (mais qui finirait pas en meurtre)
- 18 h à 22 h : on fait la popote toutes ensemble dans la couijine en picolant des mojitos menthe/fraise (plein) !! On se raconte nos vies, j’ai trop bu… je raconte des grosses conneries sur mes poils… sans voir que Julia filme derrière… hips, penser à choper Julia demain… hips
Guillaume, l’Homme, prépare le barbecue, en veste de quart, sous la pluie. Il a bien serré la capuche sur sa tête, comme dans le sketch. Il a de la buée sur les lunettes. C'est dommage, il rate toute ma tirade sur les poils...Estelle fait une pizza home made, Gab, une salade taxi, on ouvre le champagne…On est réunies ! Tout le monde s’entend bien ! On a plein de choses à se dire !
- 22 h… : Guillaume a préparé un blind test QUE pour moi (où j’ai le droit de répondre en premier). J’épate tout le monde : bourrée, une perruque sur le scalp, je trouve toutes les chansons, même Gotainer, même les plus pourries et je les braille à tue tête. Gab épate tout le monde en trouvant Tarzan Boy. Hum.
- 2 h : On va se coucher. On improvise une pyj party sur mon lit, on se raconte des histoires d’horreur et de maléfices. Gab décide dormir quand même toute seule dans le grenier.
- 4 h : je dors mal. J’ai l’impression qu’une petite fille chantonne sous le lit. Maud, pragmatique et terre à terre, ronfle, la bienheureuse.
- 4 h 01 : je réveille Maud : « t’entends la
petite fille ? ». J'esquive une baigne.
- 10 h : debout, debout, debout… on s’attable, on a faim !! Yaël fait même des scones !!
- 11 h 30 départ pour le char à voile. « Ouaaaais ! » « J’adooooore ça », je dis, « j’ai toujours révé d’en faire…ouais, trop bien, trop chouette !!! » Bien sur, le moniteur ressemble à Tarzan. On met les combis, j’ai l’air d’un pneu, on pousse des cris pour se motiver, ouais, yaha, tada, hinhin… Mais en fait tout le monde a peur.
-11 h 50 : le mono explique, accroupi. On a peur. « C’est facile », y dit. Mouais. Apparemment, quand meme, ca va vite. Mais c’est pas dangereux du tout si tu tournes AVANT la mer. Mouais.
- 12 h 16 : on s’élance. Je comprends pas, le truc, là, avec le vent. Tout le monde va à toute vitesse en riant, moi je m’ensable, le mono vient me chercher (DANS le char) et me déplace (DANS le char) et me dit de repartir (j’ai l’impression qu’il m’a mit une tape sur les fesses mentale, genre, « hop, la grosse, on arrête de chouiner, on se mouche, on décolle »). Oh ca va, hein.
- 12 h 45 : cramponnée à cette saloperie de foc/bout de ficelle… je fonce sur Julia qui parle avec Tarzan, à pied. Je crie, je lâche tout, elle a juste le temps de sauter sur le côté avant l’impact. Le moniteur s’avance pour me remettre dans le chemin (claque sur les fesses mentale en préparation) mais je saute hors du charriot de l’enfer avant et lui rends les rênes. Julia, mal assurée, remonte dans l’engin, guidée par Tarzan.
- 12 h 47 : Julia s’assoit avec moi sur les rochers et allume une clope. Hum. Devant nous, les autres continuent à faire des wizz en riant de joie. Je ne suis pas faite pour le bonheur.
- 13 h 30 : on repart… direction maison, puis Paris. Mes copines ne font pas de commentaires. Je les aime, c’est mes copines…
Ensuite, on a déjeuné et on est reparties… et mes copines sont des reines des saintes, des meufs de ouf !!
La semaine prochaine, nous verrons comment Phil a chanté « Que je t’aime » au karaoké de Clermont Ferrand pour son EVG à lui….
