Dédicace à Aurelio ;) Ne loupez pas son copie-conforme par ici
Mêmes gammes de couleurs (majorité de blanc, personnages secondaires enfouis dans une laque rouge sang) et surtout même réutilisation des codes des affiches du cinéma hollywoodien classique à la Casablanca. Avec un côté moderne plus affirmé pour le Tarantino qui, du reste, nous a habitué à ce genre de références appuyées au cinéma de genre (Boulevard de la mort en est un très bel exemple).
Copie-conforme que je qualifierais de "light" parce qu'on ne peut pas vraiment dire qu'il y ait plagiat sur Soderbergh: ça me semble plus être dans la continuité d'un retour aux posters "old-fashionned".
Depuis assez récemment, on a aussi une vague de posters revival 50-70's inspirés du cinéma bis. Parce que justement, le cinéma bis à la côte...
Ce qui me permet de faire une digression sur la situation d'un cinéma que j'aime beaucoup, à défaut de bien le connaître. A la base, le cinéma de genre, ou cinéma bis ou même cinéma d'exploitation, c'était considéré comme un cinéma de demeurés. Or, je pense que ça n'a échappé à personne, la donne a changé depuis quelques années. J'ai vaguement ruminé là-dessus et fait les déductions suivantes:
- les films de genre, grâce à Peter Jackson et Quentin Tarantino, ça marche au box-office
- si ça marche au box-office, alors on ressort les classiques en DVD pour se faire du fric dessus
- si on ressort les vieux trucs du placard, ça veut dire que dans le bon vieux temps c'était mieux et que maintenant on fait que des déchets commerciaux (ça, c'est pour expliquer le magistral retournement de veste général de la critique cinématographique: le cinéma de genre, c'est comme la japanimation: c'est hype (surtout quand c'est vieux))
Mais avant toutes choses, il faut, je crois rendre grâce à Internet qui a permis:
- l'émergence d'une contre-culture et la promotion de celle-ci. Avec d'un côté, les cinéphiles (souvent geeks, leurs ancêtres fréquentaient les cinémas spécialisés et lisaient le Midi-Minuit Fantastique) poursuivent et partagent leurs explorations des perles du cinéma bis; de l'autre, une nouvelle génération découvre tout ça par le biais de buzz genre nostalgie des nanars, suéder)
- une revanche des nerds en entraînant une autre, et ce point-là reste à étoffer, il faut dire que la génération de cinéastes biberonnés au cinéma de genre a pris du galon et assis sa position dans l'industrie du cinéma. Même si on ne les voit pas forcément, j'aime à penser qu'ils sont plus nombreux qu'on ne le croit (George A. Romero et Sam Raimi sont de bons exemple, qui, oh coïncidence! ont désormais la bénédiction des critiques du monde entier), qu'ils produisent gaiement les futurs Corman de demain (mais bien sûr, je n'ai pas de noms là tout de suite, laissez-moi dans ma bulle d'idéalisme et de fraternité) et qu'ils peuvent d'une manière ou d'une autre, enfin se lâcher et sortir leurs pulsions... ce qui, pour le coup, nous rappelle Wikipedia, est le principe du cinéma d'exploitation...
Voilà, j'ai fait une énorme digression comme prévue et qui vaut ce qu'elle vaut, je ne suis pas une prof de cinéma... D'ailleurs, en voici un vrai qui explique un peu tout ça (et ce n'est pas rébarbatif du tout :)) enfin, je me suis bien amusée :D
Après une dure journée de boulot, ce type pensait pouvoir se détendre peinard chez lui... c'est raté!
C'est le principe de la loi de Murphy! D'autres moments de poisse hilarants par ici
Après sa collaboration fructueuse avec le petit génie de l'électro japonaise Tetsua Nakata et celle toute aussi convaincante avec Taku Takahashi de M-Flo, Ami Suzuki est de retour avec un nouveau single, "Kiss Kiss Kiss", produit par Tomoyuki Tanaka, le DJ qui se cache derrière Fantastic Plastic Machine. Pour cerner la chanteuse rapidement, il faut savoir qu'Ami c'est d'abord une star de la variété japonaise des années 90. Une carrière comparable à l'autre reine de la jpop de l'époque, Ayumi Hamasaki, qui a vu sa carrière brusquement interrompue à cause d'un procès retentissant, qui a quelque peu altéré son image...
Que de verbiages, voici la preuve par 2 que la jolie Ami a bien fait de se tourner vers les princes du Shibuya-kei:
Pour moi, le petit virage électro d'Ami a été une vraie révélation: il nous met face à une artiste de talent à la personnalité forte, se démarquant des éphémères "copiées-collées-jetées" autres idoles.
Un dernier pv pour la route. Je pense que le petit air "kylie minoguesque" de la chose ne vous échappera pas... Ami Suzuki, futur reine de l'électro?
Il y a eu Fame. Tout le monde connaît Dirty Dancing. On pense un peu moins à Flashdance... Mais qui se souvient de Breakin'??
Chers amis connus ou inconnus de ce lieu étrange qu'est ce blog, je dois vous dire que je me suis fait rappeler à l'ordre par la vie, la réalité, tout ça. J'avais tranquillement réussi à me barrer très très loin dans ma tête, sur le plan du sujet, de l'être, là où l'on veut changer le monde et où la vérité est ailleurs, et puis, patatras, me voilà convoquée sur Terre. La surprise (appellons ça le choc, ce sera plus honnête) de ce retour violent passée, je me suis dit que cela n'est sans doute pas mauvais en soi, je devais bien 'revenir' un jour.
C'est quand on revient qu'on mesure le chemin parcouru. Des années de travail, d'acharnement, de doutes, d'aventure ... intérieure certes, mais pas moins ardue et moins dangereuse. Finalement la vie sur terre est sympa, je suis revenue riche d'un tas de choses et assez décidée à me lancer de nouveaux défis. Il est vrai qu'il est impossible d'attendre d'avoir fini son exploration intérieure avant d'agir. J'ai l'impression d'avoir gagné du temps ... un temps précieux, chatoyant, dense, unique, qui sera toujours quelque part en moi.
Le plus drôle, c'est que jusqu'à maintenant je ne comprenais pas très bien la distinction entre le plan de l'objet (celui de l'avoir, de la 'réalité' de tous les jours, de l'univocité), et celui du sujet (de l'être, de la multiplicité des significations ...). C'est en revenant que j'ai saisi la différence de nature de ces deux espaces, et que j'ai aussi - enfin - compris qu'il y avait des gens qui ne quittent jamais le plan de l'objet. Ce sont les gens 'normaux', que j'avais tellement de mal à comprendre ... avant de me barrer dans les étoiles :)!
Le meilleur des détournements des "posters de motivation". Le "motivational poster" étant à l'origine...
Une image, un mot et un sous titre affichés dans les écoles, les mairies et les bureaux pour “inspirer” et “motiver” les équipes. Une pratique courante aux États-Unis. Une propagande un peu gentille, un peu niaise surtout...(Buzzman)
Pleins d'autres posters sur ce site-ci et sur ce site-là.
Je le regardais en boucle ce film quand j'étais petite!... Pour vous, scène mythique:
